Accueil » Le maire maintient ses indemnités au maximum malgré la perte de subventions de l’État

Le maire maintient ses indemnités au maximum malgré la perte de subventions de l’État

Catégories :

Publié le 

– Modifié le 


Alors que notre commune de Pavilly affronte une tempête budgétaire sans précédent et qu’il est demandé des économies aux agents de la ville, la majorité municipale a choisi de voter une enveloppe d’indemnités au plafond maximum autorisé par la loi.

Calcul des indemnités versées et décryptage d’une décision qui pose question.

Un contexte financier alarmant

Le dernier rapport budgétaire est sans appel : entre 2022 et 2026, les dotations de l’État versées à Pavilly vont chuter de plus de 600 000 €.

Plus grave encore, notre ville a perdu le bénéfice de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU). En glissant au 129ème rang national, Pavilly sort officiellement du dispositif de soutien réservé aux communes les plus en difficulté. C’est une « bonne nouvelle » puisque cela signifie que les habitants de Pavilly sont plus riches ; c’est une mauvaise nouvelle pour les finances publiques.

Pourtant, c’est précisément au moment où l’État nous retire sa confiance et ses aides que la majorité a décidé de solliciter une « rallonge » pour ses indemnités.

La « pirouette » de la strate supérieure

Le résultat concret de ce tour de passe-passe :

  • Pour le Maire : Le plafond passe de 58,3 % à 68,3 % (soit 2 800€ au lieu de 2 396€)
  • Pour la première adjointe : Le plafond grimpe de 23,32 % (957€) à 27,50 % (1 129€).

Malgré une « apparente » modération affichée par le Maire (qui sollicite 65 % au lieu des 68,3 % théoriques), l’enveloppe globale proposée atteint 298,85 % : soit le plafond maximum absolu autorisé par la loi avec majorations.

Concrètement, en euros, le maire a donc proposé qu’on lui verse une indemnité mensuelle autour de 2 670 € au lieu de 2 396€.

Ces chiffres ne tiennent pas compte de la rémunération qu’il touchera à la communauté de communes en tant que vice-président d’environ 1 016,00€, portant la rémunération globale à 3 686,00€ mensuels !

C’est à dire qu’au moment où la ville perd sa DSU, les élus se rémunèrent avec la majoration « DSU »… que nous n’avons plus.

Il nous semble qu’au regard du montant touché par l’élu, un effort réel aurait été le bienvenu.

Une déconnexion avec la réalité des Pavillais

Pour notre groupe d’opposition, ce signal est désastreux. Comment demander de la rigueur à chaque service municipal, comment expliquer aux agents que l’on va devoir emprunter pour payer le fonctionnement, tout en votant une enveloppe indemnitaire « au taquet » des majorations légales ?

« Utiliser la strate supérieure alors que nous ne sommes plus considérés comme une ville prioritaire par l’État, c’est un signal de déconnexion totale avec la réalité financière de notre commune. »

Notre position : La cohérence avant tout

Nous ne contestons pas que l’engagement des élus mérite reconnaissance. Cependant, nous aurions compris le maintien des indemnités sur la base de notre strate réelle (3 500 – 9 999 habitants).

Vouloir paraître plus gros que l’on n’est, tout en perdant ses aides à la solidarité, est une stratégie politique inaudible pour les Pavillais qui, eux, subissent l’inflation au quotidien.

Pour ces raisons de cohérence et de respect des deniers publics, nous avons voté contre cette délibération.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *